UNE INSTALLATION NON-STOP SUR LA COMMUNICATION INDIRECTE ET DES RENCONTRES IMAGINAIRES. 2008-2009-2010
All The People I Didn’t Meet est
une installation pour un grand hall ou un hangar, où quarante personnes
peuvent flâner. Le hall est entièrement occulté et plongé dans le
brouillard.
Il n’y a pas de début, ni de fin. Il n’y a pas d’acteurs, pas de scénario fixe, il n'y a pas de performance…
All the people I didnt meet est
une toile d'images et de sons. Des tables et chaises réparties dans
l’espace forment comme des îles lumineuses. Sur un écran on lit : « À
celui qui lira ceci... » : est-ce un spectateur qui écrit à un autre
spectateur ? Sur un autre écran, un visage apparaît. Qui se trouve
réellement dans cet espace ? Les autres savent-ils que je suis là?
ou, comme le dit Luigi Pirandello, 'chacun a sa place bien précise dans l’imagination de l’autre.
'La crainte ressentie tout au début
devient vite une curiosité, et le voyage se modifie dans un jeu
fascinant, à la fois multimédia et de tous les temps. (…) La
désorientation provoquée par All the people I didn’t meet crée aussi
une sorte d’euphorie si on s’abandonne au contexte, au jeu, au parcours
expérimental, si on se fiche du jugement des autres. Il suffit d’avoir
envie de se lâcher dans la non connaissance, comme le font les enfants.'
Daniela Arcudi, Kipteatro (Italie, 29 juil. 2009)
Dramma (It), juillet 2009 Maria Dolores Pesce “La
particularité de cette création est qu’elle n’est pas une œuvre fermée
à apprécier, à interpréter ou à élaborer, mais elle est un vrai lieu de
"création" qui par l'interaction avec les visiteurs se complète, change
et évolue pendant tout le temps de la visite pour établir une sorte de
signification ouverte en évolution continuelle.”
L’altro(It) Katia Ipasso 21 juillet 2009 “Avec Judith Nab, on pourrait
penser a David Lynch. D’habitude, on utilise son nom pour identifier ce
qu’il y a de mystérieux, d’ambigu et d’angoissant dans les “red rooms”
de notre inconscient. Mais cette espace peuplée par des figures
intermittentes qui se rencontrent dans l’ombre (les spectateurs), n’est
pas “Lynchien ” mais “Nabien”. Et Judith Nab nous fait ressembler à nous-mêmes.”
Knack. (Be) Jan de Smet. 29-07-2008: « All The People nous arrive sans histoire ou explications, elle nous saute dessus. »
De Standaard. (Be) Mark Kloostermans 30-07-2008:
«“Nous sommes entourés par des chaînes et des tuyaux pour conduire des
voix qui essayent de nous atteindre”: c’est une des phrases qui passe
sur le fil de discussion. Cette vérité surprend comme une conscience
intense, lors de cette visite de l’installation théâtrale.»
De Morgen.(Be) Wilfried Eetezonne 28-07-2008:
«Rencontrer les autres est une utopie. Mais une rencontre, un toucher
ou une conversation animée ont quelque chose de magique. (...) Ce n’est
pas quotidien, mais on en a besoin. Ici, on peut avoir une liaison sans
préoccupation pratique. Au départ, comme quand on sort, aucun besoin
d’avoir un contact avec les autres. Mais peut-être regarde-t-on les
autres en pensant: c’était vous, à l’instant.»