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Artikel van Judith Nab over haar huisprojecten in boek ‘In Situ’ (februari 2006)

In SituIn 2006 heeft Judith Nab een uitgebreid artikel geschreven over haar huisprojecten, dat is gepubliceerd in het boek ‘In Situ’ (over theater op locatie in verschillende Europese landen), uitgegeven door Éditions Printemps in samenwerking met het Vlaams Theater Instituut (ISBN: 2-912877-53-9, te bestellen via het VTI).

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Artikel over Black Box in Zichtlijnen (mei 2007)

ZichtlijnenIn het Nederlandse theatertechniek-magazine Zichtlijnen van mei 2007 verscheen een uitgebreid artikel over techniek en achtergrond van de Black Box-installatie in Charleville-Mézières (Frankrijk). ‘Hoe de Black Box te omschrijven? Een multimediale performance van 10 minuten? Een voorstelling zonder spelers met telkens slechts 1 bezoeker? In ieder geval is het een project waarin oude en moderne technieks en trucs hand in hand gaan. Spiegels, glas en etalagepoppen naast camera’s, videoprojectie en geluidsopnames. Het gaat over licht en donker, hier en nu gemengd met ooit en toen. De bezoeker verliest zich in tijd en ruimte.’

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Intervista Quadrupla - Décembre 2007, NIGHTSHOT / VISIONE NOTTURNA
Interview avec Judith Nab pour un Maitrise Theaterwetenschappen, par Elisa Faletti (Turin, Italie)

Richard Schechner dit que la performance est comme un enfant qui est naît par une certaine famille, dans un certain espace et seulement ensuite il apprend à parler. Qu’est-ce que tu penses à ce propos? Et comment tu peux relationer cette affermation à ton travail? (En general)

Il vrai qu’une fois qu’on arrête de travailler sur une installation ou une performance (je n’aime pas dire quand on a «finis») la pièce continue à évoluer. C’est quelque chose d’assez mystérieux, surtout s’il n’y a pas d’acteurs (comme souvent dans mes installations): on découvre de nouvelles couches d’interprétation.
Il arrive, bien sûr, que certains interprétations du public ne correspondent pas avec la mienne, et c’est là où tu peux, peut être, parler d’un enfant qui va son propre chemin.
Je ne suis pas responsable de toutes les conséquences de mes pièces. La conséquence pure n’est pas mesurable. Il y a tellement de paramètres qui jouent au moment où on expérimente une pièce…

Encore Schechner, pendant une interview il cite G.B.Shaw, disant que l’œuvre est indépendant par l’artist et que l’artist est la dernier person auquel on peut demander un jugement à propos de l’œuvre parce que il est directement impliqué. Moi, par contre, sachant cettes préambule que j’ai fait, je veux te demander quand même, un jugement sur Nightshot.

C’est une chose très difficile que tu me demandes. Je suis en effet la moin objective sur ce sujet. J’aurais en plus tendance à répondre d’un point de vue presque technique. Je dirais que par rapport à mon idée première, Nightshot a été plus dirigée vers le son net de la musique que je le pensais au début.
J’avais par exemple l’intention de travailler davantage avec des objets vivants. Je voulais faire construire une couche supérieure dans le plafond pour contenir des objets qui descendaient. Je voulais faire trembler le miroir… Nightshot s’est réalisée très rapidement, soudain il fallait la faire, plus de temps de recherche. Je pense que cela lui a attribué quelque chose d’assez épuré. Et j’aime bien.
Pour répondre directement à ta question: j’aime énormément passer les six minutes dans «la boite», je m’y sens très bien, je suis contente d’avoir été très précise techniquement de facon à ce que plus rien ne me dérange et que je puisse me laisser aller… Chaque fois je suis émue!

C’est clair que proposer une installation pour un seul spectateur n’est pas comme remplir un théâtre, sourtout à propos de gain d’argent. Est-ce que il y a une partie de politic dans ton choix aritstic?

Non, je n’ai rien contre des pièces qui peuvent recevoir beaucoup de public. Ce n’est pas la question importante. Ce qui était important pour moi était d’offrir au public un moment très privé; créer un moment où l’on n’est pas sollicité. Et réflexion et observation (de soi) peuvent se mêler. Il n’y a personne à qui se raccrocher et on doit expérimenter seul et sans autre référence.
Cela dit: être vrai en face de soi, même si cette «vérité» est floue.
Quand on est entouré d’autres d’autres personnes on ne peut pas. Peut être on trouve là quand même un brin de politique, comme tu le demandes, car la politique est constituée d’une grande part d’influences. Comment se faire une opinion si on ne sait sur quoi la construire? Alors les autres nous le disent. Ou alors peut être faudrait-il ne pas avoir une opinion sur tout?

L’historien anglais Toynbee utilise le mod défi en référence avec la situation de départ dans la quel une civilisation naît. C’est le contraire de determinisme historique: l’èvolution d’une civilisation est dépendent da la facon dans la quel la communauté repond au défi jetée par les circostances. Tenant cet idée de défi (cette signification de mod défi), Nightshot est un défi jetée au spectateur?

Oui, je pense que c’est un défi pour le spectateur. Comme je le décrivais déjà ci-dessus. Le spectateur peut en faire ce qu’il veut.
S’il se ferme à toute influence que Nightshot lui envoie il n’en tirera pas beaucoup, je pense.
Il est pourtant difficile de réagir de façon aussi fermée, car les circostances à l’interieur de «la boite» sont faites pour qu’on puisse se livrer. Mais en effet: il y aura toujours des puritains de la «sécurité» et de la soi-disant «vérité» qui préferent s’accrocher au peu de choses concrètes, qui existent. Ceux la auront un moment desagréable dans Nightshot (et d’ailleurs dans toutes mes installations) car il y a peu de concret. Et même ce qui semble concret au début se révèle souvent ne pas l’être.

Le «masochisme» du spectateur qui prend la décision de participer à l’installation et ton plaisir «sadique» comme realisatrice dans l’entraîner et dans le (le spectateur) mettre en difficulté dans une situation qui pour lui n’est pas confortable ni connue: dans quelles proportion cettes «perversions» sont réellement presentes dans l’ idée et dans la suivante réalisation de l’installation?

Le but avec Nightshot était, plus ancore qu’avec d’autres créations, de donner un moment agréable au spectateur, de mettre son bras autour du spectateur pendant qu’il est seul tout seul.
Il n’y avait rien de «sadique» dans cela, au contraire.
Peut être, au lointain, pour ceux qui ont beaucoup de retenue il y avait quelque chose d’un prêche presque spirituel, même si je n’aime pas ce terme.

Quel est la réaction emotive et rationnelle d’un performer qui ne reçoit pas, à la fin de son travail (Nightshot), la traditionelle gratification des applaudissements?

La tension est diffuse. Alors au lieu de décharger tout d’un coup et d’être vide ensuite, je reste toujours nerveusse si je suis physiquement autour de l’installation et me pose 10.000 questions.
Mais j’adore pouvoir observer les visiteurs qui viennent et qui sortent, et je prefère qu’ils ne me connaissent pas, ne me remercient pas directement. Car je vois déjà l’effet su eux, et je me sens réconfortée de pouvoir communiquer et de trouver des liens avec des gens que je ne connais pas.
Ce moment de liaison, de communication véritable, même s’il est très court, est la plus belle chose de la vie.




Interview in MUG (juli 2007)

Judith Nab (1969) is een theatermaakster die zetelt in Amsterdam West. Daar bevindt zich de grote werkruimte van Espace waar zij alleen of samen met anderen de producties bedenkt en prepareert. Zij maakt gebruik van alle mogelijke objecten, filmpjes, poppen en al wat verder te gebruiken is om speciale sferen en beelden te scheppen. Er liggen twee voorstellingen in het verschiet: ‘The Black Box’ in het Franse Charleville-Mézières en ‘No Talking’ in diverse theaters in Nederland waarvan de première in de Rotterdamse Schouwburg plaats vindt op 11 oktober 2006.

Wat voor soort kunstenares ben je? Meer theatermaker of schepper van installaties?

Ik maak theatervoorstellingen, soms zijn het voorstellingen zonder spelers op een plek dat geen theater is, tja dan komt het wel in de buurt van een installatie maar voor mij is dat gewoon een voorstelling zonder spelers. Dus ben ik een theatermaker.

Waardoor raak je geïnspireerd bij het maken van een theatervoorstelling?

Ik heb niet echt een specifieke inspiratiebron, het kan alles zijn wat je tegenkomt zowel objecten waar ik ineens hele scènes rondom zie ontstaan of een bepaalde lichtval waar ik een idee bij krijg. Bij de huisprojecten krijg je bij het zien van zo’n verlaten huis meteen het idee dat het leuk zou zijn om daar een theatervoorstelling te geven en dan het publiek precies het gevoel te geven dat je zelf had toe je er voor het eerst nar binnen ging, daarna kom je allerlei dingen tegen waarvan je denkt dat die goed in dat huis zouden passen.

Je hebt meer voorstellingen in Frankrijk dan in Nederland, hoe is dat zo gekomen?

Het is natuurlijk zo dat ik in Frankrijk heb gewoond en ik spreek de taal. In Frankrijk is de attitude ten opzichte van kunst anders dan in Nederland, wat meer geïntegreerd in het leven en wat meer respect voor de kunstenaar, men is nieuwsgierig en vindt het wel mooi zo’n artiest. In Nederland moet alles een functie hebben; een kunstenaar moet een tussenpersoon zijn in die zin dat jouw blik ergens op de mensen iets moet doen begrijpen. Dat vind ik totale onzin. Als je iets moois aan iemand kunt geven vind ik dat fantastisch!

Kun je leven van de kunst en hoe gaat dat in zijn werk?

Ja, ik leef…! Je moet kunnen omgaan met de financiële onzekerheden en de stress die deze manier van leven met zich meebrengt. Ik heb geen structurele subsidie, ook nooit aangevraagd, dat zou mijn vrijheid teveel beperken, dat geldt ook voor een uitkering. Ik leef dus meestal van opdrachten alhoewel ik nu wel subsidie heb gekregen van het Amsterdams Fonds voor de Kunst en het VSB Fonds voor No Talking. De Black Box is gemaakt in opdracht van het Institut de la Marionette in Charleville-Mézières in de Franse Ardennen. Als je op sommige festivals speelt is dat ook in de vorm van een opdracht. Van het geld van die opdrachten kan je jezelf dan salaris uitbetalen en dat moet dan uitgesmeerd worden over de tijden dat er geen werk is. Dat is niet zo’n vetpot. Morgen gaan we bij voorbeeld naar Frankrijk zonder één cent op zak welhaast omdat het geld van het Fonds nog niet binnen is. Het komt wel maar enige reserve is er niet. Maar ja doordat je leeft met risico’s zijn er ook meer hoogtepunten en valt al het gedoe en de financiële stress daarbij in het niet.

Wat zijn die hoogtepunten?

Als een voorstelling heel goed gegaan is en je merkt dat de mensen er iets aan hebben gehad dus jij ook, is een fijn moment, maar ook als ik gewoon lekker aan het werk ben met licht, mooie kleuren en mooie scènes maken en daarna met een mooi gevoel naar huis fiets!